On nous demande parfois ce qu'il se passe entre "le client a validé" et "l'outil est en ligne". La réponse honnête : beaucoup de choses, très bien orchestrées. Voici le récit d'une mise en ligne récente, presque heure par heure, racontée du point de vue de l'atelier.
Le projet : un back-office de gestion de tournées pour une PME de logistique. 4 semaines de Build, une mise en ligne planifiée un jeudi soir pour démarrer le vendredi matin avec les chauffeurs.
J-2 : 18 h — Validation finale du client
Visio de 45 minutes. Le client teste les trois derniers parcours sur l'environnement de pré-production. Deux retours mineurs (un libellé, une couleur de badge). On les corrige dans la foulée, on redéploie en pré-prod. Validation à 19 h 30.
J-1 : 9 h — Briefing interne
L'équipe complète se retrouve : chef de projet, designer, deux ingénieurs. On relit la checklist de mise en ligne (32 points). On répartit les rôles. Nos agents IA tournent déjà en arrière-plan : l'agent relecteur a passé la nuit sur le code, l'agent surveillance a préparé les seuils d'alerte.
J-1 : 11 h — Préparation de l'infrastructure
L'environnement de production est provisionné : base de données, serveurs applicatifs, CDN, certificat SSL. On vérifie les sauvegardes automatiques (test de restauration sur une base vide). On configure les alertes : disponibilité, latence, taux d'erreur, anomalies métier.
J-1 : 15 h — Import des données existantes
Le client utilisait Excel + un logiciel interne vieillissant. On importe son historique : 18 mois de tournées, 4 200 clients, 32 chauffeurs. L'import dure 12 minutes. Notre agent vérificateur passe derrière : trois incohérences détectées (codes postaux invalides), corrigées avec le client en 30 minutes.
J-1 : 18 h — Bascule en production
Déploiement progressif : on bascule 10 % du trafic interne (l'équipe Olidian qui teste en conditions réelles), puis 100 % sur un sous-domaine de pré-prod ouvert au client. Le client teste pendant 1 h avec son responsable d'exploitation. Tout est vert.
J-1 : 21 h — Veille active
L'ingénieur d'astreinte garde un œil sur les métriques. Nos agents alertent automatiquement si quelque chose bouge. La nuit se passe sans incident.
J : 6 h — Bascule définitive
À 6 h précises, on bascule le domaine principal. L'ancien logiciel interne est archivé en lecture seule, accessible au cas où. Notre chef de projet est en ligne, prêt à répondre aux premiers utilisateurs.
J : 7 h — Premiers chauffeurs connectés
Les chauffeurs commencent leur journée. Ils se connectent depuis leur téléphone, consultent leur tournée, valident leurs livraisons. Notre agent surveillance suit en temps réel : 28 connexions en première heure, latence médiane 180 ms, zéro erreur 500.
J : 11 h — Premier vrai retour
Un chauffeur signale que le bouton "livraison reportée" est trop petit pour être cliqué avec des gants. Le designer rectifie. Déploiement à 11 h 45. Aucun autre retour de la journée.
J+1 : 9 h — Bilan à 24 h
On fait un point synthétique avec le client : 47 utilisateurs connectés sur la journée 1, 312 livraisons enregistrées, zéro incident bloquant, un seul ajustement (le bouton). On bascule officiellement en mode Run : nos agents continuent la surveillance, l'équipe reste joignable.
Ce qu'on retient
Une mise en ligne réussie, ce n'est pas une démonstration de virtuosité technique. C'est une checklist qu'on a déroulée mille fois, des gens qui se font confiance, et des agents qui prennent en charge ce qui peut l'être pour que l'on garde l'attention sur ce qui compte : les premiers utilisateurs.
C'est rare qu'on en parle parce que ça se voit peu. Mais c'est probablement la phase où notre méthode fait la plus grosse différence avec le sur-mesure classique.